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Les Houillères de Blanzy en Bourgogne

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Les Houillères de Blanzy regroupent en réalité trois bassins miniers sans lien géologique entre eux : Blanzy / Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), Epinac (Saône-et-Loire) et Decize-La Machine (Nièvre). Ci-dessous quelques images des vestiges les plus importants de ces trois bassins miniers.

Bien que sans lien avec les Houillères de Blanzy, mais située dans la même zone géographique, vous trouverez en bas de page une série de photos sur les vestiges de la mine-usine des Télots qui exploitait un gisement de schiste bitumineux au nord d'Autun.

Blanzy / Montceau-les-Mines

L'exploitation du charbon dans le bassin houiller de Blanzy remonte au moins au début du XVIe siècle et a perduré jusqu'au 30 avril 1992, date de l'arrêt de la dernière taille au niveau des puits Darcy à Montceau-les-Mines. Le vendredi 22 décembre 2000, l'extraction du charbon dans le bassin minier montcellien se termine avec la fin de l'exploitation en découverte de Saint-Amédée à Sanvignes.
Source : Wikipédia
Aujourd'hui la plupart des installations minières ont été démantelées, seul un petit chevalement a été conservé à Blanzy (puis Saint-Claude) autour d'un jolimusée de la mine. Sur les anciens carreaux, il reste parfois quelques bâtiments miniers, comme sur le site du puits de Laugerette (le carreau est complet, à l'exception du chevalement et de la recette). Il subsiste toutefois un autre emblème de l'exploitation industrielle du charbon, le lavoir des Chavannes, immense cathédrale fermée en novembre 1999. Composé de 8 lignes de traitement entrées en service entre 1927 et 1930, le lavoir est alors l'une des plus puissantes usines de traitement de produit minéral en Europe, avec une capacité de 1000 tonnes/heure. A noter aussi l'existence d'anciens bâtiments au niveau de la centrale thermique de Lucy, qui était un des principaux débouchés du charbon extrait dans la région.
Un reportage complet sur le lavoir des Chavannes est visibleici.


Decize - La Machine

Le bassin houiller de Decize-La Machine a été exploité depuis le XVe siècle, et a été rattaché aux Houillères de Blanzy par le décret du 28 juin 1946. La fermeture du bassin fut évoquée à partir de 1966, malgré d'importantes campagnes de sondages. Les houillères sont finalement fermées définitivement le 1er août 1974.
Source : Wikipédia
Le site du puits des Glénons situé à La Machine a été préservé (chevalement, recette, salle des machines), ainsi que le siège des Houillères, occupé aujourd'hui par unmusée.Quelques bâtiments miniers sont encore visibles sur les anciens sites d'extraction (puits des Minimes, puits des Zagots, puits Henri Paul...).


Epinac

En 1829 est créée la "SA des Houillères et du Chemin de fer d'Epinac" qui possédait quatre concessions : Moloy, Sully, Pauvray et Epinac. Dans ce bassin, seule la mine du Moloy présentait des ressources suffisantes pour une nouvelle exploitation. Dans cette optique, par décret du 1er avril 1944, la concession de Sully est scindée en deux : la partie Nord, contiguë à la concession du Moloy prend le nom de Saint-Léger-du-Bois et la partie Sud prend le nom de Veuvrottes. Par le même décret les concessions de Saint-Léger-du-Bois et de Moloy sont cédées à la Société Minière des Schistes Bitumineux d'Autun. Le siège de Pauvray ferme le 31 décembre 1949. La mine, non nationalisée, du Moloy ferme en 1950 et le dernier siège des Houillères d'Epinac, celui de Veuvrottes, est définitivement arrêté le 28 février 1966.
Source : Wikipédia
A Epinac, les bâtiments du puits Hottinguer, construits entre 1872 et 1876, abritaient un mode d'extraction par un système atmosphérique révolutionnaire : piston se déplaçant dans un tube de 558 m de hauteur et non par câbles traditionnels qui ne permettaient pas à cette époque de descendre aussi bas. Le bâtiment du puits Hottinguer est unique en France, on parle de tour Malakoff. Après la fermeture de la mine, le site fut occupé par une entreprise de peintures qui l'a fortement pollué. Depuis sa dépollution, une association tente de le restaurer et le valoriser.
Près de Saint-Léger-du-Bois, il reste un joli vestige de la mine du Moloy, le chevalement maçonné du puits des Fourneaux, marqué HCE et datant de 1863. A Veuvrottes, dernier site exploité dans le bassin d'Epinac, on peut encore apercevoir dans la forêt les entrées comblées des 2 plans inclinés utilisés pour l'exploitation du gisement de charbon.


Mine de schiste bitumineux des Télots - Autun / Saint-Forgeot

L'exploitation industrielle du gisement de schiste bitumineux au nord d'Autun fut entamée en 1824 et a fourni dès 1837 une 'huile de schiste' destinée à l'éclairage. Le schiste bitumineux est une roche contenant du carbone et qui, montée en température dans un four (c'est la pyrogénation) libère une huile minérale, presque identique au pétrole. Avec le développement de l'automobile, c'est dans la production de carburant que la mine-usine s'engagea. En 1936, les Télots furent le premier site au monde où les méthodes de craquages des huiles de schiste ont été appliquées. Cette usine devint un site expérimental dynamique, aux compétences reconnues, bien que la production soit restée modeste. Situés au pied des 2 terrils constitués des déchets de l'exploitation (il s'agit de schistes cuits), les vestiges de cette exploitation abandonnée en 1957 sont encore nombreux (recette supérieure du plan incliné, concasseur, silos de stockage...).
Source : plaquette de présentation du colloque 2010 sur le bassin minier de Bourgogne - Nivernais


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